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correspondant de presse photos et videos

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Articles de presse écrits par Rémy Peignard, photos diverses de paysages de bretagne et d'ailleurs, vidéos, sélection d'articles parus dans des journaux et magazines. Revue de presse.remy.peignard@orange.fr

Si vous aimez la SACEM

La Sacem, mode d'emploi à l'usage du public

La musique... Particuliers, organisateurs de concerts, musiciens... tout le monde est concerné.

On connaît tous la Sacem. Du moins, son nom. Dans le détail, hormis si l'on est l'un des 90 000 membres de cette société civile, composée d'auteurs, compositeurs et éditeurs de musiques, c'est plus délicat de mettre des mots sur le fonctionnement de cette structure. À quoi sert-elle ? En quoi concerne-t-elle M. tout le monde ? Un jour ou l'autre, chacun peut franchir la porte de la Sacem. Pour déposer un courrier, prendre un rendez-vous. Dans le Finistère Nord, riche d'événements musicaux (festivals du Bout du Monde (Crozon), Astropolis (Brest), concerts...), c'est à Brest, au premier étage du n° 9 de la rue Neptune, que l'on trouve le délégué de la Sacem, Éric Labarre, et son équipe. Propriété intellectuelleLes fondements de la Sacem. Dans ces bureaux, les affiches donnent le ton. Ici, on fait respecter les droits des artistes. « Ce qui m'énerve le plus, c'est qu'on puisse assimiler le droit d'auteur à une taxe, remarque Éric Labarre, qui rappelle l'existence des lois. La rémunération des créateurs est définie par le code de la propriété intellectuelle» Il y est dit que le droit d'exploitation des oeuvres appartient à l'auteur et comprend les droits de représentation et de reproduction. Toute utilisation publique (bal, petit ou grand concert, diffusion dans un magasin...) est autorisée, en échange du versement d'une redevance déterminée par contrat. « Nul n'est censé ignorer la loi. » Les agents de la Sacem y veillent jour et nuit. « On fait des contrôles dans les bars, les magasins, les concerts, le soir, le week-end. » Gare aux infractions ! Le prix à payer serait le plus fort. • La perception. Toute utilisation de la musique est soumise à ces règles. À moins de remplir trois critères : « Si c'est privé, gratuit et dans le cercle de la famille, la Sacem n'intervient pas... » Les mariages, communions, baptêmes, considérés comme des extensions de la famille, sont donc exclus des contrats. Mais gare aux anniversaires ou aux départs en retraite qui sortent de ces limites. Prenons l'exemple d'une fête, donnée à l'occasion des 18 ans d'un jeune : dans le premier cas, le jeune loue une salle municipale avec une quinzaine de copains. Son père lui emmène la chaîne hi-fi familiale. Dans le second cas, le garçon invite 70 personnes avec traiteur et orchestre. Pour Éric Labarre, « il y a deux poids, deux mesures. Pour le premier cas, la manifestation est confidentielle. Pour le second, elle est organisée. » Et donc soumise à un contrat, en fonction de la musique jouée ou écoutée. Pour faciliter les démarches des organisateurs de petites, moyennes ou grandes manifestations, des commerçants etc., la Sacem a mis au point un logiciel de simulation sur son site Internet. Avec une typologie précise, divisant en trois catégories l'utilisation musicale : « essentielle », « nécessaire » et « accessoire ». Éric Labarre insiste sur le fait que « la demande pour diffuser de la musique doit être faite au préalable. » En respectant ce conseil, « une réduction sur le tarif général est appliquée. » • L'action sociale et culturelle. À côté de ce versant « perception », la Sacem mène aussi une politique d'action sociale. Elle ne concerne que les sociétaires. Des fonds de solidarité sont mis en place (retraites complémentaires...). L'action culturelle est, elle, nettement plus visible par le grand public lors des événements musicaux. Sur certaines affiches, l'étiquette Sacem apparaît. « On mène des partenariats avec les festivals, par exemple, pour valoriser les jeunes talents... L'une de mes plus belles réalisations, c'est le groupe Sheer K qui a eu le prix de la création. Le jour où on l'a vu monter sur la scène des Vieilles Charrues, c'était un moment privilégié. » • Contact Sacem : 9, rue Neptune, 29 219 Brest cedex 1. Tél. 02 98 33 21 00. Internet : www.sacem.fr.

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