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Publié dans : Culture

Bogue et Teillouse : peut-être un petit pas en avant

Bilan des organisateurs de la Bogue presque un mois après les festivités : ils se trouvent bien dans le quartier du port. Ils pourraient donc ne pas revenir dans le centre-ville. Et des solutions sont à trouver. : Archives Marc Ollivier

Une première en 33 ans. Les différents organisateurs des festivités de la Bogue et de la Teillouse se sont retrouvés autour d'une table, jeudi. Histoire de faire avancer le schmilblick.

Déroutant. En trente-trois ans d'existence de la Bogue, c'était la première fois que la municipalité organisait une réunion de bilan en rassemblant tous les organisateurs, jeudi soir, en mairie. Les difficultés rencontrées cette année par le déménagement d'une partie des festivités sur le quartier du port (pour cause de travaux du théâtre) ont obligé les uns et les autres à réagir.

 

« Il y a un vide à combler entre la Croix-des-Marins et le parc Anger, le public a eu du mal à s'y retrouver », résume Pascale Pezennec, chargée de l'organisation de la Teillouse au sein de la ville. Les défauts de cette édition sont en effet nombreux. D'abord, une signalétique trop faible : « Pas de musique dans la Grande-Rue, aucun panneau pour indiquer la direction du port, aucune pancarte aux alentours de la ville », signale Kristine Allard, de la Maison du tourisme.

Problème de sécurité

La sécurité aussi a posé problème. Un camion est resté bloqué 25 minutes sur le pont de la Digue à Saint-Nicolas, où les caravanes des forains avaient été installées. « Des câbles électriques traînaient, c'était limite », signale Jean-Louis Fougère, président de la communauté de communes et maire de Saint-Nicolas. Sans oublier que « la digue est un site naturel sensible et que nous nous sommes fait rappeler à l'ordre par le conseil général de Loire-Atlantique, propriétaire du site. Cette fois, tout s'est bien passé, mais il faut une autre solution pour l'année prochaine. »

Les principaux organisateurs (le comité du Marron, Mémoire fruitière du Pays de Redon, le cercle celtique, le Groupement culturel breton du Pays de Redon et de Vilaine, les commerçants des halles...) regrettent aussi, en vrac, « l'absence de passerelles pour relier la Croix-des-Marins à la Digue et au quai Surcouf » ; « des chapiteaux trop petits pour recevoir le public » ; « des problèmes de communication »...

Aux commerçants de s'organiser

Quant aux commerçants, les grands déçus de la fête, ils assurent avoir fait des bénéfices bien moindres par rapport aux autres années. « Mais pourquoi ne vous organisez-vous pas de votre côté pour animer vos rues ? », leur glisse Jean-Louis Fougère, un peu agacé par leurs perpétuelles récriminations.

Dans tous les cas, tout le monde est d'accord qu'il faut repenser l'ensemble. Gilbert Hervieux apprécierait de pouvoir utiliser les halles Garnier. « Impossible pour des questions de sécurité », rétorque Françoise Albert. « Mais est-ce que l'argent de la location des chapiteaux (20 000 €, NDLR) ne pourrait pas servir à la mise en sécurité de l'espace », insiste le président du Groupement.

Banco pour le quartier du port

Car les organisateurs de la Bogue se trouvent bien dans le quartier du port. « C'est beaucoup de confort, confie Alain Le Nay, alias Calixe. L'accès y est facile. » Il estime aussi que la présence des bateaux donne un cachet supplémentaire à la fête. « Vous ne reviendrez donc pas dans le centre-ville ? », s'inquiète Delphine Clot, patronne du bar Le Central, rue des États. Hypothèse probable, effectivement.

Rien de très nouveau, donc. Si ce n'est que cette réunion a peut-être permis aux différents organisateurs de commencer à travailler ensemble. Et ça, c'est un grand pas. Voilà 33 ans que le Groupement porte seul ou presque (avec une aide logistique de la ville) la Bogue, dont on a découvert qu'elle était bien l'âme des festivités de la Teillouse. Tout le monde en revendique aujourd'hui le produit. Pourquoi pas, l'esprit de la fête est collectif... Mais, dans ce cas, « tout le monde doit collaborer », conclut un participant. Forcément, c'est moins facile que de râler.

 

 

Yann-Armel HUET.

Ouest-France
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