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Par Rémy Peignard
Publié dans : Rémy Peignard

L'arrière saison est bien belle en Bretagne, du côté de Pénerf, quelques promeneurs serpentent le sentier cotier qui rejoint la plage de Damgan, puis Kervoyal. Les ostréculteurs sont au travail, ils préparent les huitres pour les fêtes de fin d'année. C'est l'occasion de faire quelques belles images. En voici quelques unes



.



Publié dans : régional

A l'aise au port, la Bogue prépare l'avenir

En prenant, pour la deuxième année, ses quartiers au port, la Bogue a trouvé un lieu idéal pour se développer. « Cette année, les bateaux ont amené un vrai plus. L'année prochaine, Pourquoi ne pas imaginer une animation autour de l'ancienne usine Garnier et de l'histoire économique du Pays de Redon ? », lance Gilbert Hervieux. : Marc OllivierEn prenant, pour la deuxième année, ses quartiers au port, la Bogue a trouvé un lieu idéal pour se développer. « Cette année, les bateaux ont amené un vrai plus. L'année prochaine, Pourquoi ne pas imaginer une animation autour de l'ancienne usine Garnier et de l'histoire économique du Pays de Redon ? », lance Gilbert Hervieux. : Marc Ollivier

Fini l'angoisse du déménagement. La Bogue a réussi sa mue. Du coup, le Groupement culturel envisage l'avenir avec optimisme. Le festival a pris un coup de jeune, à tout le Pays de Redon de savoir en profiter.

Entretien

 

 

 

Gilbert Hervieux, président

du Groupement culturel breton

 

 

 

La 34e Bogue s'est achevée hier soir. Quel bilan en tirez-vous ?

Dans l'ensemble, très positif. Nous commençons à nous plaire dans le port. Le public a pris ses marques. Nous avons mieux occupé les lieux. Il y a eu un vrai esprit village. La venue de bateaux a aussi été un grand moment. Les équipages nous ont promis de revenir. Ils ont été séduits par l'accueil et l'ambiance.

Mais, ce qui m'a surtout marqué, c'est le nombre de jeunes présents. De vendredi à dimanche. Au concours de chant, la moyenne d'âge a été très étonnante. La transmission s'est faite grâce au milieu associatif, grâce aux écoles de musique. La relève est là !

 

Justement, comment voyez-vous aujourd'hui, l'avenir du festival ?

On sent bien qu'il y a moyen de lancer, ici, une action cultuelle importante. À condition que le Groupement culturel ne supporte pas seul l'organisation. La Bogue a un coût humain et financier important. Et cela ne représente qu'une activité de notre association.

Il faut une coopération et une volonté de la ville de Redon, de la communauté de communes et du Pays de Redon. Cela vaut le coup que l'on se mette tous autour d'une table pour discuter et soutenir la Bogue. Tout le monde est concerné.

 

Des idées, alors, pour développer encore plus la fête ?

Plein de gens nous ont lancé, ce week-end, des propositions. Je pense qu'il faut déjà réfléchir à une animation dans le centre de Redon, pour la Teillouse. Cette année, les bateaux ont amené un vrai plus.

Ce sera à reconduire, peut-être, dans deux ans. L'année prochaine, nous serons encore au port. Pourquoi ne pas imaginer une animation autour de l'ancienne usine Garnier et de l'histoire économique du Pays de Redon ?

Mais comment continuer à apporter un nouveau souffle à la Bogue ?

Un exemple : nous aurions besoin d'un régisseur, de quelqu'un qui encadre plus les bénévoles. Nous perdons encore du temps avec des petits dysfonctionnements alors qu'il y a, ici, du potentiel pour faire plus.

Et puis, il y a encore plein de choses à actualiser. L'ouverture avec d'autres musiques est à creuser. Avec le classique, entre autres. On pourrait aussi mettre en valeur, ici, d'autres produits du terroir que la châtaigne.

Au-delà de la musique traditionnelle, qui est le coeur de la Bogue, quel est, selon vous, l'impact du festival ?

La Bogue, c'est avant tout une fête sans esprit mercantile. Mais elle a aussi un impact économique important. Elle donne une image de marque au Pays de Redon. Ce serait bien que tout le monde en prenne conscience et que des industriels de coin nous soutiennent.

Elle a aussi un rôle social. Beaucoup de personnes reviennent à cette occasion. Comme un pèlerinage. Il ne faut pas croire qu'elle ne concerne que la ville-centre. La Bogue, c'est la fête de tout le Pays de Redon. C'est une notion importante ici.

 

Recueilli parPhilippe MATHÉ.
Ouest-France

Publié dans : régional

La Bogue a-t-elle des retombées économiques ?

La Bogue et la Teillouse attirent, chaque année, la foule dans les rues du centre-ville, comme ici, Grande-Rue,l'année dernière. Forcément, ça fait marcher le commerce même si l'impact réel reste compliqué à quantifier. : Archives Marc Ollivier

La Bogue et la Teillouse attirent, chaque année, la foule dans les rues du centre-ville, comme ici, Grande-Rue,l'année dernière. Forcément, ça fait marcher le commerce même si l'impact réel reste compliqué à quantifier. : Archives Marc Ollivier

La Bogue et ses quelque 30 000 visiteurs, c'est la vitrine culturelle du Pays de Redon.Mais économiquement, quel est l'impact réel de la manifestation ?

Enquête

 

« Cela représente l'équivalent d'un week-end d'été. » Patrick Franco est le gérant de l'Hôtel de France, rue Duguesclin. Lundi, l'établissement était déjà complet.


Les chambres pour couples sont réservées deux ou trois mois à l'avance ! Même son de cloche à l'Hôtel Asther, rue des Douves, selon Amandine Clerc, sa directrice. Les hôtels du centre sont donc pris d'assaut.

La restauration ressent aussi les retombées du festival. « Il y a une grosse demande pendant le mois du marron », souligne Kristine Allard, de la Maison du tourisme. Pour le chef Jean-Marc Chandouineau, qui a son restaurant rue de la Gare, « toute la profession en profite. On embauche des extras pendant la Bogue ».

Des réservations à 30 kmà la ronde


L'événement rayonne même dans tout le pays de Redon. À l'hôtel des Palis, établissement de haut standing à Grand-Fougeray, on fait aussi le plein. Allaire ou La Gacilly attirent par contre moins.

Par contre, les gîtes ruraux et les chambres d'hôtes sont plébiscités. « Les gens cherchent des cadres en adéquation avec l'esprit de la Bogue », remarque Alban Cogrel qui mène une étude sur l'impact économique du festival pour les Articulteurs.


D'où viennent tous ces visiteurs d'un week-end ? D'abord du Grand Ouest. Mais « beaucoup de Redonnais vivant à Paris reviennent pour la Bogue », constate-t-on à la Maison du tourisme. Parfois, on vient même de plus loin. Comme « ces habitués bruxellois, qui ne louperaient la Bogue pour rien au monde », s'amuse Amandine Clerc. Parmi les nouvelles tendances observées par Kristine Allard, « l'afflux de camping-cars ».

Impact sur les commerces ? Difficile à quantifier


Ce public dépense. Au point que les métamorphoses de la Bogue se remarquent. En 2008, le déménagement du festival depuis le théâtre vers le quartier du port s'est fait sentir dans le centre-ville. Stéphane Clot a vu le chiffre d'affaires du Central, son bar restaurant, chuter de 50 % !

Comme beaucoup de commerçants du centre, il plaide pour des animations ambulantes au coeur de la ville. Reste que l'impact direct sur les commerces du centre est, lui, « plus diffus et difficile à analyser », selon Alban Cogrel.

Une image de marqueà peu de frais

Un lieu, par contre, où il est facile de quantifier l'apport de la Bogue, c'est l'accueil de la Maison du tourisme, place de la République. L'année dernière, 200 personnes s'y sont présentées du vendredi au dimanche. Le triple d'une journée « normale ». Idéal selon Kristin Allard, pour « faire connaître l'offre touristique en Pays de Vilaine ».

La Bogue, c'est un budget de 110 000 €. Marco Félez, le directeur de la Fédé, parlait l'année dernière de 117 000 € de retombées identifiées. Un chiffre sans doute en deçà de la réalité. Alban Cogrel en tire une conclusion. « Avec La Bogue, la ville et le Pays de Redon s'épargnent un budget communication conséquent. »

 

 


Jérôme HERVÉ.
Ouest-France

Publié dans : divers

UN MAGNIFIQUE PANORAMA


Dans la presqu'ile de Crozon en se rendant vers la pointe ,en venant de Chateaulin il est impossible de rater le Ménez Hom, c'est une colline de 330 mètres ed haut, un point culminant qui offre une superbe point de vue sur les environs.
De là on y voit la rade de Brest, la baie de Douarnenez., les éoliennes de Chateaulin, etc.
C'est l'une des montagnes de l'Armorique. On y trouve du grès qui date de 480 milions d'années. Au printemps le site est fleuri. Dans les environs les petites chapelles et enclos paroissiaux sont aussi à découvrir.





Dans les environs:


Publié dans : Loisirs

Découvrir la petite île de Houat en octobre est sympa, l'ile s'est vidée de ses touriste de l'été, sous un soleil resplendissant elle est d'un calme remarquable. Dans le petit bourg presque tous les commerces sont fermés, il ne reste que deux restaurants d'ouvert, la boulangerie et le super marché. Houat a une longueur de 5 km et 1.3 km de large et une superficie de 288 ha. On y compte 334 habitants. On y trouve une école primaire et maternelle et un collège, un centre secours, une poste l'église bordée du cimetière et la mairie. Au port l'activité est dense en pleine saison les bateaux qui acheminent les touristes font la queue.  A St Gildas les bateaux aux couleurs vives s'alignent et les pêcheurs prennent la mer. On y trouve peu de voiture sur l'île la circulation se fait à pied où à vélo. Houat est bordée de plages les couleurs tranchent avec la côte graniteuse.  On accède à Houat au départ de Quiberon en une quarantaine de minutes.




Publié dans : Local
Le parc animalier La Ferme du Monde à Carentoir 56, a proposé dimanche 12 octobre la dernière animation de la saison, le parc fermera le 11 novembre pour ouvrir à nouveau le 1 er avril 2010.
Pour cette fête les animateurs ont fabriqué du cidre à l'ancienne avec les pommes ceuillies dans le svillages voisins, notamment à La Moraie à la Chapelel Gaceline. Au cours de l'après midi les pommes ont été écrasées avec le moulin puis déposées sur le pressoir. Ensuite le jus de pomme tassé a coulé pour être mis dans la barrique. Dans le stand à côté le public a pu déguster et acheter les pommes qui seront consommées au cour de l'hiver. Pour la palntation des arbustes étaient aussi en vente.
 


Publié dans : informatif

 

Un vélo, un GPS de poche et un appareil photo : les quelques ustensiles du cartographe amateur comme Gilleset Jean-Claude, ingénieur informaticien et formateur dans les réseaux, deux passionnés.
Un vélo, un GPS de poche et un appareil photo : les quelques ustensiles du cartographe amateur comme Gilleset Jean-Claude, ingénieur informaticien et formateur dans les réseaux, deux passionnés.

Cartographes amateurs, Gilles et Jean-Claude consacrent des heures à sillonner les communesautour de Rennes. Leurs cartes, très précises, sont consultables librement sur internet.

Gilles et Jean-Claude ne passent pas inaperçus, ce samedi, dans les rues de Noyal-Châtillon-sur-Seiche, près de Rennes. Ils vont et viennent à vélo, empruntent une rue dans un sens puis dans l'autre, s'engouffrent dans la moindre petite impasse. Les deux cyclistes posent sans cesse le pied à terre pour photographier les panneaux ! Leur comportement intrigue...

 

Ces deux copains, 40 et 47 ans, s'adonnent tout simplement à leur loisir : la réalisation de tracés avec de petits GPS de poche. Ils immortalisent le nom des rues avec un appareil photo. Le tout est ensuite édité en données géographiques sur un site internet (1).

Le goudron et les allées piétonnes

Ce week-end, ces deux cartographes amateurs sont partis à l'assaut de Noyal-Châtillon. Une des rares villes autour de Rennes encore vierge. Jean-Claude Noël consacre plusieurs heures chaque week-end à ce loisir. « J'aime la nature, les balades, l'informatique et les projets libres : la carto me permet d'associer tout cela », résume-t-il.

Gilles Lamiral est moins assidu mais tout aussi passionné. Il s'est d'abord « attaqué » à Chavagne, sa commune, puis il a quadrillé Le Rheu, Mordelles, Goven et Vezin-le-Coquet.

« Je suis passé dans toutes les rues de ces villes, dit-il fièrement. Je commence toujours par le goudron, ensuite je trace les allées piétonnes, les chemins de lotissements ».

400 en France

Gilles est soucieux du détail. Sur ses cartes, il va jusqu'à indiquer les panneaux sens interdit, les cabines téléphoniques ou les points de recyclage. Un travail de fourmi mis gracieusement à disposition sur internet.

« Pour 1 000 habitants, il faut compter à peu près une heure de balade puis ensuite une bonne heure d'édition des données. » Jean-Claude a terminé son travail sur Bruz au bout de deux mois « en y allant tous les week-ends ».

La région de Rennes compte une dizaine de cartographes amateurs actifs. Tous se connaissent. En France, ils sont environ 400. Rien à voir avec nos voisins allemands, dix fois plus nombreux. « Leur territoire est entièrement cartographié alors certains tracent les lignes électriques, les petits ruisseaux », explique Gilles.

Les deux Bretons ont encore un beau terrain de jeu autour de Rennes : « On peut toujours affiner, actualiser les données et faire des mises à jour ». Bref, on n'a pas fini de voir ces drôles de cyclistes.

 

 

Nathalie FLOCHLAY.
Ouest-France

Publié dans : Festivals

Twisted sister, groupe californien de heavy metal, revient en France après 20 ans d'absence.

Clisson 2010

Les Norvégiens Immortal et les Californiens Twisted sister sont les têtes d'affiche du festival Hellfest des 18, 19 et 20 juin 2010 à Clisson. Une trentaine de groupes métal ont aussi été annoncés. Programme détaillé sur www.hellfest.fr. Réservations sur Digitick (www.digitick.com) au prix de 99 €, jusqu'au au 28 novembre.


Publié dans : Musique


Il se murmure actuellement sur les quais de Port-La-Forêt que Bono, le chanteur du groupe U2, de son vrai nom Paul-David Hewson, chercherait une maison à Port-La-Forêt. Le meneur du groupe irlandais aurait acheté un bateau à Lorient et souhaiterait s'installer non loin des installations portuaires de Port-La-Forêt.

Malgré nos nombreuses interrogations auprès du maire de la commune Raymond Pérès, des agents immobiliers Pierres et Mer, spécialisé dans l'achat de châteaux et de manoirs, de Chailloux immobilier, bien implanté sur le pays de Fouesnant et de Concarneau, ou encore auprès de la capitainerie de Port-La-Forêt... Le mystère demeure.


On imagine pourtant déjà, le plus grand groupe de rock au monde, actuellement en tournée aux États-Unis, venir faire un boeuf au Nautile, le centre culturel de La Forêt-Fouesnant, en première partie du bagad Konk Kerne. A suivre...

ouest france

Publié dans : informatif
Yves Guillemot, PDG d’Ubisoft.
Yves Guillemot, PDG d’Ubisoft.

Le groupe Ernst & Young et le magazine L’Entreprise ont remis, ce lundi soir, le prix régional de l’entrepreneur de l’année à Yves Guillemot, le PDG d’Ubisoft. L’éditeur mondial de jeux vidéo possède son siège social à Rennes. Ubisoft compte aujourd’hui près de 6 000 salariés à travers le monde, possède 23 studios dans 17 pays et affiche un chiffre d’affaires légèrement au-dessus du milliard d’euros. Yves Guillemot concourra désormais pour le prix national de l’entrepreneur. Le lauréat sera connu le 9 novembre prochain, au théâtre Mogador, à Paris.


Publié dans : régional

La Bogue va raviver la guerre des clochers

L'équipe de Brandivy avait remporté, l'année dernière, la première édition de la Guerre des clochers. Elle remet,cette année, son titre en jeu. Photo : ArchivesL'équipe de Brandivy avait remporté, l'année dernière, la première édition de la Guerre des clochers. Elle remet,cette année, son titre en jeu. Photo : Archives

Qui pour succéder à Brandivy ? Pour la 34e Bogue, le Groupement culturel breton invite, une nouvelle fois,les communes à se quereller... en chantant. Avec une bonne dose d'humour.

« Une compétition à la goule »

Elles n'étaient que quatre à avoir relevé le défi l'année dernière. Quatre communes, toutes du Morbihan..., à s'affronter pour le 1er trophée international de la Guerre des clochers.

Et Brandivy avait pris le dessus sur Peillac, Saint-Vincent-sur-Oust et Bignan. Le tout en chantant et avec un brin d'humour caustique. C'est ça, la Guerre des clochers : « Une compétition tout à la goule pour donner l'envie de chanter et créer à partir de la tradition », résume Fabienne Mabon, coordinatrice du Groupement culturel breton.

Rivalité et sobriquets

L'idée n'est pas nouvelle. « Dans le temps, on s'interpellait d'un champ à l'autre, au-dessus des rivières, entre villages. Les défis, les surnoms, ça a toujours existé », raconte Alain Le Nay, dit Calixe. Toujours dans le même but : « Faire croire que l'on est plus fort et plus intelligent que les autres. »

Quelques sobriquets ont depuis survécu à l'outrage du temps. A Peillac, on parle toujours des Glorieux. Et ils n'apprécient pas trop les Bedjins des Fougerêts.

L'antagonisme est aussi fort entre les Culs-pourris de Saint-Vincent et les Sorciers de Bains. « Dès qu'il y a une rivière entre deux communes,il y a rivalité », rigole Fabienne Mabon.

Régler ses comptesen chanson

Avec la Guerre des clochers, chacun est invité à régler ses comptes... en chanson. Deux épreuves sont proposées. « D'abord un chant composé pour l'occasion, qui vante les mérites de sa commune. Cela peut être un air de marche, un chant à répondre... Ensuite, un chant à danser, issu du répertoire, cette année sur le thème de l'eau », précise Fabienne Mabon.

La compétition a aussi ses règles : les groupes, de quatre à... 250 personnes, doivent mélanger génération et sexe, interdiction de corrompre le jury ou alors avec un présent représentant la commune. « Et puis, il y a le droit de se comparer avec les autres villages. Mais sans être trop méchant. »

Une équipe... de Paris

Les inscriptions ne sont pas encore bouclés. Une chose est sûre, Brandivy sera là pour remettre en jeu le Coq d'or remporté en 2008. Des équipes se préparent à Peillac, Saint-Vincent, Allaire, Férel, Bains-sur-Oust, Saint-Perreux.

Et même... à Paris. « C'est un trophée international ! La Mission bretonne de Paris nous a prévenus qu'elle comptait participer », annonce Fabienne Mabon. Des gars de la capitale mais, pour l'instant, personne de Redon ni d'aucune commune de Loire-Atlantique. Un comble. Pourtant, des gens qui chantent, et des grandes goules, il doit bien y en avoir dans tout le Pays de Redon !



Philippe MATHÉ.
Ouest-France

Publié dans : Festivals

A Rennes, retour partiel des Trans en centre-ville

Le trio rennais pop-rock La Terre Tremble !!! vendredi 4, à l'Ubu. : Photos DRLe trio rennais pop-rock La Terre Tremble !!! vendredi 4, à l'Ubu. : Photos DR

Du 2 au 5 décembre, les Trans Musicales poursuivront leur retour au coeur de Rennes en retrouvant, pour un soir, la grande salle du Liberté.

Deux soirs au parc-expo

 

Voilà plus de trois ans que le public rennais est privé de sa grande salle du centre-ville pour cause de travaux de rénovation. Le Liberté, qui rouvre fin novembre, sera fin prêt pour cette 31e édition des Trans.

Le jeudi 3 décembre, les festivaliers reprendront donc leur navigation entre la salle du bas de 5 300 places et celle du haut (rebaptisée « L'Étage ») de 800 places. « 230 groupes y ont joué, depuis 1986, l'année de notre première édition au Liberté, » note Béatrice Macé, la directrice des Trans.


Certains ont marqué, comme Nirvana en 1991. Les réentendre sera possible, au casque, au sein du Village implanté sur l'esplanade Charles-de-Gaulle. L'Ubu et la mythique salle de la Cité accueilleront aussi des concerts. Mais, les grosses soirées des vendredi et samedi restent en périphérie, au parc-expo. Le choix n'est pas qu'artistique : l'an dernier, les Trans y ont fait le plein, soit 12 000 entrées chaque soir.


Zéro tête d'affiche

Si le festival évolue sans cesse sur la forme, le fond ne bouge pas : parmi les 80 groupes ou artistes invités, repérés dans le monde entier, rares sont ceux qui retiennent spontanément l'attention.

Le festival se veut, plus que jamais, un révélateur de nouveaux talents. Y compris au Liberté où, le jeudi 3, est notamment programmée la crooneuse anglaise, V.V. Brown, au son tirant sur le funk-rock, à l'image d'Abraham Inc., le nouveau groupe du clarinettiste klezmer, David Krakauer.

Plus froid, le trio féminin londonien, au look gothique, d'An Experiment on a bird on the air pump jouera à l'Étage, après Beast, la nouvelle formation de Béatrice Bonifassi, la charismatique chanteuse des Canadiens de Champion, révélation des Trans 2005.


Les filles en force

Le record est détenu par les Anglaises de Gaggle : elles seront vingt et une, vendredi 4 décembre, à former une chorale psychédélique sur la scène du parc-expo. Ce même soir, la Suédoise Karin Dreijer Andersson dirigera l'imposant show électro-pop du groupe Fever Ray pour son unique date en France.

Rappeur irakien, chanteur hindou

De ce bouillon de culture musical, on extraira aussi bien du folk avec le sexagénaire américain Sixto Rodriguez et le jeune songwriter Cass McCombs, de l'électro-rock avec les Anglais de Detroit social Club et les Écossais de The Phantom Band, ou de l'électro pure avec le Français Mister Oizo et les Irlandais de The Japaneses Popstars.

Mais, les Trans ne seraient pas les Trans sans leurs improbables rencontres. Cette année, The Narcicyst, un rappeur irakien vivant au Canada, se produira en compagnie de violonistes et d'une harpiste du Qatar.

Quant au chanteur de rue hindou, Slow Joe, imprégné de musiques américaines, il viendra pour la première fois en France y marier son chant a cappella à la musique d'un jeune groupe lyonnais, The Ginger Accident.

Renouveau rennais


Les Trans sont planétaires. Cette année, le festival est aussi très local. « Jamais la scène rennaise n'a été aussi riche », assure le programmateur Jean-Louis Brossard pour qui l'image de « Rennes, ville rock » n'a rien de désuet. Del Cielo, La Terre Tremble !!!, The Wankin'Noodles et les Downtown Cuckoo sont quelques-uns des régionaux de l'étape. Avec aussi les Caennais électro-folk de Gablé, déjà très convaincants l'an dernier.

Moscou en mai


La Russe Dj Sandra se produira le jeudi soir au Liberté. Une présence limitée en attendant mieux : l'organisation par l'équipe des Trans, les 28 et 29 mai 2010, d'un festival au coeur de Moscou, dans le cadre de l'année de la France en Russie. L'affiche mêlera artistes russes et français.

 

Benoit LE BRETON.(Lire aussi en page Cultures) Programmation complète sur
Ouest-France

Publié dans : régional

Les archives des ducs de Bretagne dévoilées

Philippe Charon dévoilant une partie du trésor des archives des ducs de Bretagne. Philippe Charon dévoilant une partie du trésor des archives des ducs de Bretagne.

27 documents d'exception, tirés du trésor des chartes des ducs de Bretagne, sont exposés à Nantes, aux Archives départementales. La plupart pour la première fois.

Trois questions à...

 

Philippe Charon, directeur des archives départementales de Loire-Atlantique.

Le trésor des chartes des ducs de Bretagne, c'est quoi ?

4 000 documents et 2 000 sceaux rassemblés par les ducs de Bretagne pour marquer et fonder leurs droits. Certains ont trait à leur famille : contrats de mariage, successions... D'autres à leur politique : relations avec les rois de France, avec les princes étrangers, avec la papauté. Un dernier ensemble concerne les relations avec leurs vassaux : les serments de fidélité et d'obéissance des nobles, des villes, voire des membres du haut clergé. Le premier date des années 1153, le dernier est symbolique de la fin de la dynastie bretonne : c'est, en 1514, le compte des funérailles d'Anne de Bretagne. Ce fonds, prestigieux, constitue la mémoire officielle du duché de Bretagne.


Pourquoi ces documents sont-ils conservés aux archives de Loire-Atlantique ?

Les chartes n'ont jamais quitté Nantes depuis le duc Jean IV, à la fin du XIVe  siècle, qui les a regroupées dans le château médiéval. Avant, on peut supposer que le trésor suivait les ducs dans leurs déplacements, ou qu'il était confié aux abbayes ducales. En 1797, les révolutionnaires ont créé les archives départementales où furent transférées les chartes, jusque-là rassemblées dans une tour qui n'existe plus. Elle a explosé après le transfert.


Quelles pièces sont les plus susceptibles de faire vibrer l'imaginaire du public ?


L'une des documents, montrés pour la première fois, fait référence à un événement important pour le duché de Bretagne : la confirmation par le roi de France du traité de Guérande. En 1364, ce traité met fin à la Guerre de succession de Bretagne. Le parchemin fait 2 mètres de long. C'est aussi la reconnaissance officielle du duc Jean IV, qui assoit la puissance ducale. On peut citer la charte de fondation de l'université de Nantes, en 1460, à la demande du duc François II qui veut former les cadres de l'Etat breton. Ou encore la lettre de créances de l'ambassadeur de Venise qui fit la description de la duchesse Anne en 1492.

 


Recueilli parMarc LE DUC.
Ouest-France

Publié dans : Festivals


A Saint-Nolff, l’effervescence avant le dernier grand festival de l’été !

Le long de la route, d’immenses grillages indiquent que quelque chose se trame. Tournez à gauche, c’est le Coin du bois. Bienvenue à Saint-Nolff, près de Vannes, dans le Morbihan ! En ce jeudi après-midi, le vent fait voler une poussière ocre sur les 40 hectares du site.

 

Ça et là, des grues, des gens qui s’affairent, des bruits de marteaux, des talkies-walkies qui gazouillent, des rires. Les champs de Kerboulard sont en train de muer. Dans quelques heures, des centaines et des centaines de spectateurs en fouleront la verte prairie pour rugir de plaisir en écoutant du bon son, au dernier grand festival de musiques actuelles de l’été. Samedi, le site accueillera : Arno, Peter Doherty, Keziah Jones, Ska P, Ghinzu, Patrice, High tone, Craftmen club…

 

A deux pas de Jean-Michel, Roger, Bernard et Marine et leurs pissotières géantes, l’immense scène Libertad déploie ses ailes. Elle arrive tout droit de la Route du Rock et, avant, des Francofolies. C’est aussi la seconde scène des Vieilles Charrues. C’est dire l’envergure.

 

Cinq semi-remorques et Madonna

 

Pil est à la manœuvre avec une quinzaine de « gars qui s’y connaissent ». Pil, c’est le responsable du montage, salarié de la société Stacco à Strasbourg. Avec 17 personnes, il faut plus de deux jours d’un ballet étonnant pour monter la scène.

 

Sur le chantier, port du casque obligatoire, « et on évite les tâches superposées afin d’éviter les chutes d’objets dramatiques ». On ne badine pas avec la sécurité et « ça s’est accentué » depuis l’effondrement de la scène à Marseille pour le concert de Madonna.

 

Les cinq semi-remorques ont craché les tonnes de matériel, dont les dix tours qui supporteront les lumières et les amplis. « Il faut que tout soit bien calé, que les éléments rentrent bien les uns dans les autres. C’est pour ça qu’on prend des gars qui ont de l’expérience. »

 

Après le festival, « on démonte ici et on part direct à Paris, démonter à la fête de l’Huma ». Ils ne chôment pas dans cette société, une des rares en France dans ce domaine. Ils ne chôment pas depuis « le mois de mai. Saint-Nolff, c’est notre dernier festival de la saison ». Jusqu’à l’année prochaine.
Ouest france

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